La médecine Chinoise

Depuis toujours et partout, la médecine a été perçue comme un moyen d’analyser la souffrance et la maladie humaines.

Par certaines pratiques elle tentait de remédier à ces situations de dysfonctionnement.
Mais, dans la pensée humaine, elle fut toujours traversée par de multiples réflexions et spéculations sur l’origine, le devenir et le pourquoi de la vie. Étroitement liée à la philosophie, elle refléta toujours, selon les époques, la manière dont l’homme perçoit son univers.
Depuis le début des temps, de nombreuses médecines se sont succédées et il n’est pas évident d’établir un lien entre des pratiques chamaniques antiques et la médecine moléculaire actuelle.
Des grands systèmes de médecine traditionnelle, peu nous sont parvenus en « état de marche ».

La médecine traditionnelle chinoise est une exception :

cette médecine ancestrale, pratiquée continûment depuis quelques millénaires, s’est développée sans cesse et adaptée continuellement au fil des époques. Aujourd’hui présente mondialement, la médecine traditionnelle chinoise offre une réponse pertinente aux principaux enjeux contemporains en matière de santé.

Mais comment concevoir, au siècle de la médecine scientifique toute puissante, qu'une médecine basée sur des concepts aussi ancestraux puisse avoir une réelle efficacité ?

Les deux approches médicales diffèrent profondément, parfois même s’opposent, dans leurs conceptions fondamentales de la vie et la maladie. Cependant, elles peuvent se révéler complémentaires sur plusieurs aspects et offrir des perspectives enrichissantes quand elles sont mises en dialogue.
La médecine moderne cherche à comprendre le microscopique pour résoudre les mystères de la maladie à l’échelle cellulaire ou moléculaire. En revanche, la médecine chinoise privilégie une vision globale de l’être humain, analysé dans son ensemble et ses relations.
D’un côté, étudier les particules les plus petites peut expliquer des phénomènes affectant des systèmes bien plus vastes et complexes.
De l’autre, la compréhension naît des interactions entre grands systèmes, considérés comme essentiels au maintien de la santé globale.
Jianshui

Les conseils du Professeur Leung Kok yuen

  1. Modifiez progressivement votre alimentation en suivant les conseils.
  2. Commencez progressivement à faire des exercices chinois en les adaptant à vos besoins.
  3. Adoptez une philosophie de la vie, une manière de voir les choses qui mettent l’accent sur les points suivants :
  • Vous rendre responsable de vos actions et de vos choix.
  • Vous extérioriser et vous impliquer dans des activités et des pensées altruistes.
Ces pensées doivent déboucher sur des actions qui soient plus grandes que vous, qui soient enrichissantes et vous rendent plus fort moralement.
  • Vous permettre de solutionner le plus rapidement possible les conflits pour éviter les déperditions d’énergie émotionnelle.
  • Vous extérioriser et vous impliquer dans des activités et des pensées altruistes.
Juste ou injuste, bonne ou mauvaise, quelle que soit votre décision, qu’elle vous fasse perdre ou gagner, essayez de trouver la meilleure solution de votre point de vue le plus rapidement possible et passez à autre chose.
  • Vivez pleinement le reste de votre vie.
  • Si vous avez commis une erreur, corrigez-la et passez à la suite.
  • Vous accepter vous-même, vous aimer, vous respecter.
  • Sachez vous dire « oui » ou « non ».
  • Soyez attentif à vos impressions intérieures et appréciez-les.
  • Soyez à l’aise avec vous-même quand vous êtes seul.
  • Aimer son entourage est une absolue nécessité si l’on veut pouvoir vivre en société, ce qui contribue à favoriser la santé.
Leung Kok yuen

Ce texte a été rédigé par l’Union Française des professionnels de Médecine Traditionnelle Chinoise (UFPMTC). BP 294 – 75464 PARIS CEDEX 10    email: ufpmtc@medecine.org

Les 5 branches de la Médecine chinoise

Acupuncture - Pose d'aiguille - Médecine Traditionnelle Chinoise

L'Acupuncture

Branche la plus connue de la médecine chinoise, cette thérapeutique consiste à rétablir une circulation harmonieuse du Qi (l’énergie au sens chinois), par l’insertion et différentes méthodes de manipulation d’aiguilles (tonification, dispersion, harmonisation).
Les aiguilles sont insérées dans des points précis situés sur un réseau de méridiens parcourant le corps et faisant communiquer la surface et la profondeur de l’organisme.
Moxibustion - Stimulation par utilisation de moxa - Médecine Traditionnelle Chinoise

+ La Moxibustion

Indissociable de l’acupuncture, elle permet de réchauffer certaines parties de l’organisme en utilisant de l’armoise sous différentes formes (cône, batonnet, poudre), et ceci, sur les points d’acupuncture ou sur certaines zones.
Elle est spécifique de la fonction Yang qui, en augmentant la circulation du Qi et du sang
permet de réduire les douleurs. Elle augmente les fonctions des organes en état de déficience.
Ventouse - Application de ventouses - Médecine Traditionnelle Chinoise

+ Les Ventouses

Les ventouses représentent une technique de choix pour traiter les refroidissements
pulmonaires ou l’asthme, lever les stases sanguines, soulager les lésions traumatiques des parties molles ou activer la circulation du Qi, puisque « Lorsque le Qi circule le Sang circule ».
L’effet est donc décongestif et décompressif des tissus mous.
Pharmacopée - plantes, minéraux et substances naturelles - Médecine Traditionnelle Chinoise

La Pharmacopée ou herbologie

C’est la partie la plus importante de la médecine traditionnelle chinoise, la base du traitement de fond, surtout quand la maladie est grave. La pharmacopée chinoise repose sur l’utilisation de plantes médicinales, de minéraux et parfois d’animaux pour prévenir et traiter les maladies.
C’est l’équivalent de l’allopathie occidentale en terme de pharmacie. Elle est beaucoup plus facile à utiliser en Asie pour des raisons de culture, de prix et de disponibilité immédiate.
Diététique chinoise - Alimentation = prévention - Médecine Traditionnelle Chinoise

La Diététique

Se nourrir selon les principes chinois, avec des aliments du quotidien est une véritable thérapie qui repose sur des principes très proches de la pharmacopée, et qui est un traitement au quotidien vous permettant de ne pas générer vos pathologies, voir de les faire disparaître.

Hippocrate, médecin grec de l’Antiquité (5e siècle av. J. -C.), avait déclaré : « Que ton alimentation soit ta première médecine ». En cela, il rejoignait la vision de la médecine chinoise
Tuina - massage thérapeutique - Médecine Traditionnelle Chinoise

Le Tuina

Aussi appelé Anmo.
C’est le massage traditionnel énergétique chinois qui, comme l’acupuncture, peut aider à retrouver santé et équilibre. Il est assez courant de le rencontrer en pédiatrie notamment lorsque l’usage des aiguilles peut s’avérer traumatisant chez l’enfant.
Le shiatsu (technique Japonaise) appartient au Tuina.
Qigong- pratique énergétique - Médecine Traditionnelle Chinoise

Le Qigong

Gymnastique énergétique visant tant à l’harmonisation corps / esprit qu’au traitement de divers maux. Sa pratique régulière et assidue permet de préserver le corps et de ralentir les effets du vieillissement cellulaire. Pris comme simple gymnastique il est très recherché pour lutter contre l’arthrose et les maladies dégénératives. A un niveau plus élevé c’est une méthode de guérison. À un certain niveau de pratique, il existe un Qi gong thérapeutique pratiqué en chine à l’hôpital, et cette discipline peut être considéré comme un vecteur de spiritualité. Cette discipline demande une pratique régulière, voir journalière.

Celle-ci ne se pratique pas à l’institut.

Médecine Chinoise
et Médecine Moderne

Ces deux approches de la médecine sont parfois tellement éloignées qu'elles paraissent inconciliables.

En effet leurs bases philosophiques et théoriques, ainsi que leurs pratiques thérapeutiques, sont totalement différentes.
Pourtant ces systèmes, tous deux, ont la prétention d’analyser le champ complet des maladies humaines et d’en proposer un traitement efficace.

En pratique clinique, on s'aperçoit bien souvent que l'utilisation conjointe de ces deux médecines donne des résultats très satisfaisants.

En Chine c’est un usage assez répandu de poursuivre un traitement de médecine occidentale par des soins en médecine chinoise, voire de pratiquer les deux techniques simultanément. Toutefois l’expérience tend à montrer que chacune de ces deux approches de la maladie peut avoir des indications plus « personnalisées » dans le traitement de certaines affections, sans que cela soit exclusif.
Pharmacopée - Médecine Traditionnelle Chinoise
Moxa - Médecine Traditionnelle Chinoise
électroacupuncture - Médecine Traditionnelle Chinoise
En fait, le modèle de la médecine scientifique moderne montre des insuffisances que l’approche chinoise peut souvent combler (les affections dégénératives, la prise en compte du milieu du malade, l’approche plus globale de la maladie, la prévention au sens large, etc.).
Parallèlement, la pratique de la médecine chinoise à notre époque se conçoit difficilement si elle est totalement coupée d’une partie des connaissances médicales modernes (certaines notions d’anatomie, de physiologie et de diagnostic, d’hygiène, etc.).

En conclusion, la médecine chinoise fondée sur la philosophie orientale insiste sur l'importance de la place de l'homme dans son environnement.

La vie moderne, et la médecine qui en découle, nous éloigne de cette préoccupation et tend à nous persuader que nous avons rompu ce lien et réussi à dominer en grande partie les lois naturelles.
La médecine chinoise, naturaliste au sens littéral, peut être considérée comme un outil permettant de rapprocher l’homme de la nature.

La philosophie

La médecine traditionnelle chinoise telle qu'elle est aujourd'hui pratiquée plonge ses racines dans la plus haute antiquité chinoise.

Philosophie
Les théories du yin et du yang, des cinq mouvements, de l’énergie qui permettent de comprendre le monde et son évolution. Elles apparaissent et se sont développées tout au long des deux millénaires avant l’ère chrétienne.
La médecine chinoise est fondamentalement construite à partir de ces idées philosophiques et trouve en particulier dans le courant taoïste une de ses sources les plus profondes.
Les taoïstes de l’antiquité prônaient certaines méthodes d’entretien du principe vital: recours à des principes diététiques, à des exercices respiratoires et gymniques, à des techniques sexuelles.
Ce faisant, ils visaient à atteindre l’immortalité et, plus prosaïquement, à retarder le vieillissement. Les taoïstes pensaient que tous les problèmes inhérents à la vie des hommes venaient de déformations, de blocages ou d’ajouts inutiles imposés par la culture.
Leur vie, simple, était basée sur le rythme de la nature. Alternance des périodes hivernale et estivale, imitation des mouvements des cinq animaux, vie libre et joyeuse, tous principes qui permettent de se fondre dans le grand tout.
Les théories du yin et du yang, des cinq mouvements, de l’énergie qui permettent de comprendre le monde et son évolution. Elles apparaissent et se sont développées tout au long des deux millénaires avant l’ère chrétienne.
La médecine chinoise est fondamentalement construite à partir de ces idées philosophiques et trouve en particulier dans le courant taoïste une de ses sources les plus profondes.
Les taoïstes de l’antiquité prônaient certaines méthodes d’entretien du principe vital: recours à des principes diététiques, à des exercices respiratoires et gymniques, à des techniques sexuelles.
Ce faisant, ils visaient à atteindre l’immortalité et, plus prosaïquement, à retarder le vieillissement. Les taoïstes pensaient que tous les problèmes inhérents à la vie des hommes venaient de déformations, de blocages ou d’ajouts inutiles imposés par la culture.
Leur vie, simple, était basée sur le rythme de la nature. Alternance des périodes hivernale et estivale, imitation des mouvements des cinq animaux, vie libre et joyeuse, tous principes qui permettent de se fondre dans le grand tout.
Les théories du yin et du yang, des cinq mouvements, de l’énergie qui permettent de comprendre le monde et son évolution. elles apparaissent et se sont développées tout au long des deux millénaires avant l’ère chrétienne.
La médecine chinoise est fondamentalement construite à partir de ces idées philosophiques et trouve en particulier dans le courant taoïste une de ses sources les plus profondes.
Les taoïstes de l’antiquité prônaient certaines méthodes d’entretien du principe vital: recours à des principes diététiques, à des exercices respiratoires et gymniques, à des techniques sexuelles.
Ce faisant, ils visaient à atteindre l’immortalité et, plus prosaïquement, à retarder le vieillissement. Les taoïstes pensaient que tous les problèmes inhérents à la vie des hommes venaient de déformations, de blocages ou d’ajouts inutiles imposés par la culture.
Leur vie, simple, était basée sur le rythme de la nature. Alternance des périodes hivernale et estivale, imitation des mouvements des cinq animaux, vie libre et joyeuse, tous principes qui permettent de se fondre dans le grand tout.

Les principales idées philosophiques de la médecine chinoise sont déjà là : tao, yin et yang, cinq mouvements.

De l’antiquité à la période actuelle, la médecine chinoise s’est développée et adaptée en suivant l’histoire humaine;
Cependant le but fondamental et initial est resté le même : pour bien vivre, l’homme ne doit pas dominer la nature mais par une subtile symbiose s’en rendre le complice.
Ainsi le praticien de médecine chinoise que vous consultez aujourd’hui se renseignera sur vos habitudes quotidiennes (lieux de vie, alimentation, travail, sommeil, émotions, etc.) et au besoin vous conseillera sur un comportement plus conforme à certaines règles « naturelles ».
Bien sûr, le rôle de la médecine chinoise n’est pas limité aux conseils prodigués par le « bon thérapeute ».
Comme toute médecine elle permet d’analyser les dysfonctionnements, les insuffisances et d’y remédier par un traitement approprié.
Pour ce faire, nous disposons d’une panoplie d’outils : acupuncture, pharmacopée, massage, exercices physiques (qigong), interventions psychologiques, diététique.
Ces techniques thérapeutiques sont mises en oeuvre en fonction de différents paramètres et en particulier de la pathologie du malade.
Le praticien de médecine chinoise ne possède pas cet aspect étrange et ésotérique qu’on lui prête parfois :
rigoureux dans ses méthodes d’investigation, il ne néglige pas la classification des affections et en dernière analyse, dresse un bilan énergétique de son patient.
Le syndrome, c’est-à-dire l’état du malade au moment précis de la consultation, lui permet d’établir son diagnostic.
C’est à partir de ce dernier qu’il met en pratique l’une ou l’autre des techniques thérapeutiques de la médecine chinoise.
Philosophie
Il paraît intéressant de noter deux aspects spécifiques de la médecine traditionnelle chinoise : sa permanence et son universalité.
En effet, des médecines ancestrales, c’est la seule qui continue à être massivement pratiquée de nos jours.
Si, au cours des siècles, elle a pu subir des adaptations, des modifications et même des altérations, elle a toujours conservé un rapport étroit avec ses origines.
Ce rapport permet au praticien moderne de puiser en partie son savoir dans des textes écrits voici plus de 2000 ans.
Il est également remarquable de relever que cette médecine se pratique partout dans le monde.
Mis à part la médecine scientifique moderne, c’est le seul système médicinal complet qui se soit répandu de manière universelle.